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sa façon de travailler les instruments |
ou un CD |
| A ce jour, personne n’est
en mesure de garantir l’origine de la bombarde et du biniou. Ce qui
est sûr, c’est que cornemuses et hautbois sont présents
en Bretagne depuis la nuit des temps. Depuis la fin du XVIIIème siècle,
les mots biniou (benny, biniyou, benyeü, binyou…) et bombarde
sont utilisés pour désigner ces deux instruments traditionnels. Aux XVIIIème et XIXème siècles, Lorient est le centre de la lutherie bretonne, avec des luthiers prestigieux tels que : Garrec, Jacob, Le Chenadec, Robic, Le Goff, Guellec. Mais, répartis sur toute la basse Bretagne, des facteurs amateurs (menuisiers, sculpteurs, tourneurs, meuniers) assurent la fabrication de binious et bombardes à la demande des sonneurs ou pour leur usage personnel. Début XXème siècle, la lutherie bretonne souffre des nouvelles modes musicales : accordéon diatonique, piano mécanique supplantent le biniou et la bombarde. La renaissance de la lutherie, liée à la création des bagadou, après la guerre 1939-1945, est assurée par des luthiers réputés : Dorig Le Voyer, Jean Capitaine, Lanig. A Carhaix, dans les années 1960, le fameux Per Guilloux perpétue la fabrication à l’ancienne des bombardes et binious koz.
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